Quand la location vire au cauchemar. Aurélie Debieve, 33 ans, vient d'en faire l'amère expérience. "Je vous alerte, car dans le contexte actuel de fermeture des boîtes de nuit, des fêtes sauvages sont organisées à Reims. J'en ai été victime dans la nuit de vendredi à samedi", témoigne la jeune femme dans les colonnes de L'Union. C'est au moment d'aller faire le ménage sur place, samedi 6 juin, après le départ des locataires qu'Aurélie Debieve a découvert l'ampleur des dégâts. "L'appartement est ravagé... Ils ont cassé le lit, détruit le meuble télé, la télé est fichue, ils ont pété les verres...", déplore la jeune femme. Mais ce n'est pas tout. Les WC ont été bouchés avec des vêtements, les éviers avec des mégots de cigarettes et les cadavres de bouteilles s'amoncellent. Les WC ont été bouchés avec des vêtements, les éviers avec des mégots de cigarettes et les cadavres de bouteilles s'amoncellent. "Entre ce qu'il faut racheter et le manque à gagner, car je ne peux pas relouer dans l'immédiat, il y en a au moins pour 5.000 euros, peut-être plus", s'émeut la jeune femme.

Pourtant, lors de la prise de contact avec le locataire, Aurélie Debieve avait eu une bonne première impression. Il s'agissait soi-disant d'un voyage professionnel d'un commercial originaire de Paris. Sauf qu'en réalité, il s'agissait d'un jeune Rémois qui a décidé d'organiser une grosse fête avec une cinquantaine de personnes, dans son studio. En témoignent les invitations lancées sur Instagram et les photos et vidéos de la soirée postées sur les réseaux sociaux que s'est procurées la propriétaire.

Après avoir échangé avec son locataire, Aurélie Debieve a décidé de déposer plainte. "Cet appartement, c'est une partie de moi. Et ce qu'ils ont fait, c'est comme un cambriolage, c'est très violent", lance-t-elle à L'Union. Avant de s'en prendre à Airbnb qui n'a absolument rien fait pour elle : "Airbnb promet d'être là pour nous, mais quand on en a besoin, il n'y a plus personne. Quand j'ai enfin réussi à joindre quelqu'un, ils m'ont même raccroché au nez ! Ça m'a vaccinée. Airbnb, pour moi, c'est fini." La jeune femme envisage désormais de louer son appartement au mois et surtout pas à des étudiants.